Espèce très variable. Les femelles sont généralement dorées unicolores avec une base costale violette restreinte ; les mâles présentent souvent des bandes argentées étroites sur fond doré.
La tête porte des écailles claires, jamais noires (contrairement à M. mansuetella). L’absence de marge interne dorée, la limitation de la zone pourpre à la base du bord costal (sans atteindre la marge interne), et la finesse des bandes argentées (chez le mâle) permettent de distinguer M. aruncella des espèces voisines.
Différences avec M. aureoviridella : M. aureoviridella présente des ailes plus franchement bronze à doré, avec une marge interne dorée continue depuis la base jusqu’au milieu de l’aile, et un spot violet à la base de la côte. Les fasciae y sont moins nettes, la coloration générale plus rougeâtre, et l’espèce est plus montagnarde.
Différences avec M. fenestrellensis : M. fenestrellensis (présente localement dans les Alpes) est plus petite, à fond d’aile plus sombre et ornementation plus discrète, sans la base costale pourpre distincte de M. aruncella. Son identification fiable nécessite souvent l’examen des genitalia.
Différences avec M. paykullella : M. paykullella est globalement plus grande et possède une coloration de fond pourpre-cuivré, avec trois bandes dorées transversales bien marquées, dont la plus externe est large et triangulaire, et souvent un spot costal doré marqué. Chez M. aruncella, ces marques sont absentes ou beaucoup plus discrètes.
Les risques de confusion concernent aussi la femelle de M. calthella (base violette plus étendue, fond vert-bronze), ou des espèces méditerranéennes non présentes en France continentale.