Xavier [Camus (Philippe Xavier), Dit] PHILIPPE

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Xavier [Camus (Philippe Xavier), Dit] PHILIPPE (1802 - 1866)

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Xavier PHILIPPE (1802-1866)

Jacques Pierre Xavier Philippe CAMUS, dit Xavier PHILIPPE, est né à Soissons (Aisne) le 26 février 1802. Il

ne reçoit qu’une instruction très rudimentaire ; peu lettré, il souffrira toute sa vie durant de cet état

de fait et fera l’objet de railleries de la part de bien des botanistes. Après quelques années dans

l’Armée, de retour d’Algérie, il s’installe en 1831 à Bagnères-de-Bigorre (65) et y ouvre un commerce

d’histoire naturelle spécialisé dans les oiseaux naturalisés. La station thermale reçoit chaque été un

grand nombre de visiteurs fortunés et est idéalement située au pied de montagnes riches en

productions naturelles. Il reçoit ou collecte lui-même en montagne oiseaux, mammifères (dont le

desman), reptiles, insectes, fleurs et minéraux ; il accompagne aussi sur le terrain les botanistes de

passage. Sa renommée de naturaliste-marchand s’agrandit et il est bientôt connu de tous dans le petit

monde des collectionneurs et scientifiques. PHILIPPE voit ainsi sa situation matérielle s’améliorer et ses

connaissances – en Botanique notamment – s’enrichir au contact des naturalistes de passage. La ville

de Bagnères-de-Bigorre lui confie en 1854 la garde de la bibliothèque et du musée municipal, ce dont

il s’acquitte tout en continuant son commerce naturaliste. Il était par ailleurs membre de la Société

linnéenne de Bordeaux et de la jeune Société Ramond.

Avide de savoir et de découvertes, doté d’une excellente condition physique, il ne craignait pas de

partir en montagne pour plusieurs jours, seul le plus souvent, passant la nuit à la belle étoile ou avec

les bergers. Son herbier servit de base au principal ouvrage de PHILIPPE, la Flore des Pyrénées en deux

tomes (1859), d’un intérêt hélas médiocre car conçue semble-t-il dans un esprit commercial. D’un

tempérament très modeste, il éprouvait par ailleurs de grosses difficultés pour écrire, préférant

transmettre oralement son savoir.

PHILIPPE décède à Bagnères-de-Bigorre le 13 janvier 1866. Son épouse et ses filles continuèrent pendant

longtemps son commerce d’histoire naturelle. Les collections d’ornithologie de PHILIPPE furent acquises

par la ville d’Oloron-Sainte-Marie, où elles semblent ne plus exister de nos jours. Son herbier est stocké

aux Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques.


source https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwivgaDkt7b8AhUIY6QEHRfZDVIQFnoECCEQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.societe-botanique-alsace.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2020%2F04%2Fherbier_xavier_philippe_v1.pdf&usg=AOvVaw3uKr7jBpod0sBLThIfnZ9S


source https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwjR5e7ZuLb8AhWZUaQEHfloCGYQFnoECAwQAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.xn--gopa-pyrnes-ibbb.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2014%2F05%2FGOPA_vol10_histoireornitho.pdf&usg=AOvVaw098kn8MBnIhlCljC7YkFVw

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