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Article

How butterfly communities are structured and have changed in urbanized areas of Marseille: a 12-year monitoring survey

Auteurs : Ternisien (M.), Deschamps-Cottin (Magali), Lizée (Marie-Hélène), March (L.), Robles (C.) et Al. ()


Année de publication : 2023
Publication : Urban Ecosystems
Volume : 26
Fascicule : 4
Pagination : 1427-1438


Résumé :

Évolution et structuration des communautés de papillons dans les zones urbanisées de Marseille : un suivi sur 12 ans. xxxxxxxx Nous avons utilisé une étude menée sur 12 ans auprès de papillons dans 24 parcs de Marseille (Sud-Est de la France) pour mettre en évidence le déclin global de la biodiversité des papillons (richesse, abondance, diversité) dans cette ville méditerranéenne. Cette étude confirme l'importance du gradient urbain dans la composition et la structure des communautés de papillons, avec une nette différence entre le centre-ville et la périphérie. Elle souligne également le rôle prépondérant des facteurs locaux. Si la distance à l'environnement naturel demeure un facteur majeur, les ressources en nectar et la diversité des habitats sont des facteurs locaux qui peuvent favoriser la biodiversité. À l'inverse, la gestion, telle que pratiquée actuellement, a un effet négatif sur la biodiversité. Cela implique que la gestion, les ressources en nectar et la diversité des habitats dans les parcs sont les principaux leviers d'action à l'échelle locale. Ainsi, nos résultats montrent que la réponse n'est pas linéaire, du plus urbanisé au moins urbanisé, mais semble plutôt s'apparenter à une structure en mosaïque, selon l'importance des facteurs locaux. L'étude à long terme révèle une simplification des communautés de papillons : en général, les parcs de périphérie ressemblent davantage à ceux de niveau intermédiaire, et ces derniers à ceux du centre-ville. Cette étude montre également une perte de complexité au sein de ces communautés, notamment avec la disparition d'espèces méditerranéennes, probablement liée à la disparition de leurs plantes hôtes. Enfin, cette étude suggère qu'il est possible d'influencer la biodiversité par une gestion ciblée des espaces verts.