Inventaire des macrolépidoptères de la Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau (Bouches-du-Rhône)

  • Auteur(s) :   Bachelard (Philippe) et Morel (Daniel)
  • Année de publication :  2009

  • Type de publication :  Article
  • Publication :  Oreina
  • Volume :  7
  • Pagination :  27-37
  • Résumé :  Dans le cadre d’actions visant à une meilleure connaissance de l’entomofaune de la Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau et à la demande du Conservatoire-Espaces et Écosystème de Provence, nous avons réalisé un inventaire des lépidoptères rhopalocères, zygènes et macrohétérocères. Pour atteindre cet objectif et disposer d’un inventaire actualisé le plus exhaustif possible, nous avons synthétisé les données existantes (bibliographies et communicationspersonnelles) et avons effectué 47 relevés diurnes et nocturnes sur une période de quatre ans (2005-2008). Dans un premier temps (2005-2006), ils ont été réalisés principalement sur la rive sud de l’étang des Aulnes, sur une initiative personnelle. Puis nous avons élargi les zones de prospection sur trois autres secteurs de la réserve. Au terme de cette étude, nous disposons de 346 données de rhopalocères et zygènes et 2640 de macrohétérocères. Nous arrivons au chiffre total de 487 espèces recensées ; 63 rhopalocères et zygènes et 424 macrohétérocères. 15 taxons notés dans la littérature n’ont pas été retrouvés sur la période 2005-2008. Une unique espèce protégée est présente sur la RNN, il s’agit de Zerynthia polyxena. 40 autres taxons sont considérés comme « remarquables ». L’association d’habitats xérophiles et hygrophiles et leur imbrication entraîne une diversité exceptionnelle et inattendue de la lépidoptérofaune. Nous avons établi une liste d’espèces correspondant aux cortèges caractéristiques de la Crau sèche et de la Crau humide. La partie faunistique est traitée par l’analyse des cortèges biogéographiques. On observe un équilibre global entre les éléments eurasiatiques et méditerranéens au sens large avec respectivement 43% et 49%. Néanmoins, on s’aperçoit que cet équilibre bascule légèrement en faveur des espèces méditerranéennes.